Enfant de Franche Comté, le soldat Péroz a manifesté très tôt son patriotisme. Il n’avait que 13 ans, lorsqu’il prit les armes contre les Prussiens, à Vesoul, pendant la guerre de 1870. Avant de s’engager dans l’infanterie de marine, le jeune Péroz participa à la guerre carliste, en Espagne, à la tête d’un peloton de cavalerie.(1875)
Une fois engagé, Péroz prit part aux grandes aventures coloniales de son époque, alors que les gouvernements de la Troisième République avaient engagé leur politique de conquêtes coloniales sur tous les continents.
Le soldat s’illustra notamment sur le Niger, avec ou contre Samory (1885-1892), et au Tonkin (1906-1908), contre le grand rebelle que fut le Dé-Tham.
Mais il fit également un séjour en Guadeloupe et en Guyane, où il croisa la route du capitaine Dreyfus, et, en sa qualité d’officier d’ordonnance des ministres de la Marine et des Colonies, dans les années 1888-1891, il fut aux premières loges des manifestations qui accompagnèrent l’élection du général Boulanger.
Il termina sa carrière dans des conditions énigmatiques alors qu’il mettait sur pied la nouveau territoire Niger-Tchad.
Tout au long de sa longue carrière, Péroz a donné son témoignage de soldat et de citoyen, sur l’ensemble de ses expériences métropolitaines ou coloniales, car il a écrit des milliers de pages, et publié plusieurs livres, tout au long de sa vie. Son témoignage est précieux, notamment sur l’armée, les troupes coloniales, les opérations coloniales contre Samory, au Soudan, ou le Dé-Tham, au Tonkin, car dans beaucoup de cas et de circonstances, ce témoignage constitue une quasi-confession, d’homme et de soldat. Ce livre est donc mis au service de ces confessions, avec des commentaires appropriés. Le lecteur pourra constater qu’il y avait un regard Péroz qui n’était, ni celui d’un colonialiste, ni celui d’un « traîneur de sabre », mais un regard d’honnête homme.
Prix 23 euros, avec port gratuit en métropole